Les quatre étapes du cycle
Tout commence par la ponte. La femelle dépose ses œufs dans les fentes, les fissures et les aspérités d’une pièce de bois résineux. Quelques semaines plus tard, les jeunes larves pénètrent directement dans le bois sans jamais réapparaître à la surface.
Vient ensuite la phase larvaire, de très loin la plus longue. La larve progresse dans le bois, s’en nourrit et creuse un réseau de galeries. Selon la température, l’humidité et la qualité nutritive du bois, cette étape s’étale généralement sur plusieurs années.
La larve devient enfin nymphe, près de la surface. Après cette transformation, l’insecte adulte perce le bois pour sortir, laissant un orifice de forme ovale. Il se reproduit, pond, puis meurt au bout de quelques semaines seulement.
Pourquoi ce cycle rend-il l’attaque difficile à repérer ?
Pendant toute la durée du développement larvaire, rien ne se voit depuis l’extérieur. Le bois conserve son aspect habituel alors que son intérieur se creuse peu à peu. Le premier signe visible — l’orifice de sortie — n’apparaît qu’à la fin du cycle, donc longtemps après le début de l’attaque.
Le point technique
Les orifices de sortie sont ovales, de quelques millimètres de largeur. Ils s’accompagnent souvent d’une vermoulure fine, proche du sable, et de galeries au tracé irrégulier lorsqu’on sonde le bois. Un seul trou ne permet pas de conclure : c’est la combinaison des indices et l’état mécanique de la pièce qui comptent.
Ce que cela change pour une charpente
Comme plusieurs générations peuvent se succéder dans une même charpente, une attaque ancienne peut se poursuivre sans interruption. Pour savoir si l’infestation est toujours en cours, lisez notre article sur les signes d’une attaque de Capricorne et sur la durée de vie du Capricorne des maisons.
Faire contrôler sa charpente dans le Haut-Rhin
Dans le Haut-Rhin, entre Mulhouse, Colmar et les communes environnantes, beaucoup de charpentes sont en sapin ou en épicéa, des essences que le Capricorne apprécie. Une visite permet d’examiner les bois, de distinguer une attaque ancienne d’une attaque active et d’évaluer l’état réel des pièces porteuses.
Alexandre Haller, commercial chez CEH — Groupe Le Carré, se déplace pour ce contrôle. Découvrez son parcours dans le bâtiment ou revenez à la fiche commerciale CEH.
Un doute sur vos bois de charpente ?Demandez un contrôle et un devis gratuits, sans engagement.